Mariage-Infidélité-Divorce et Remariage

 

Que nous dit la Bible sur ce thème tant controversé :

En premier lieu il nous faut bien comprendre que l’institution du mariage a été établie depuis la création par Dieu lui-même, il a unit l’homme et la femme, et il a dit : «C’est pourquoi l'homme quittera son père et sa mère, et s'attachera à SA femme, et ils deviendront une seule chair.» (Notez qu’il n’est pas dit l’homme s’attachera à SES femmes, ni à son HOMME). YHWH a donc instauré le mariage afin qu’il dure de manière permanente, que ce soit pour toute la vie, car ce que DIEU fait ou dit demeure éternellement (És.40 :8), Il a dit « il n’est pas bon que l’homme soit seul ; je ferai UNE aide (non pas deux ou plus) semblable à lui. » Il a donc instauré l’union d’UN homme et d’UNE femme par les liens du mariage pour être unit à vie, pour toujours. C’est pourquoi l’avertissement a été donné à l’Homme des siècles plus tard de la bouche de Yahshua qui a dit « Que l’homme donc ne sépare pas ce que DIEU a joint » (Marc 10 :9) car au commencement il n’en était pas ainsi, RIEN ne séparait l’homme de la femme car il y avait un respect pour l’union conjugale et les lois de YHWH. La cause de la séparation a toujours été le péché.  

Qu’est-ce qui a changé par la suite à cause du péché ?

Après que le péché soit entré dans le monde, seul la mort pouvait séparer, briser les liens du mariage (Rom.7:2/ 1Cor.7 :39) Mais plus le temps avançait et plus le cœur de l’homme s’endurcissait, l’homme ne s’unissait plus à une seule femme mais à 2, voire plus: Genèse 4:19  Et Lémec prit deux femmes: le nom de l'une était Ada, et le nom de la seconde: Tsilla. Et cela engendra les souffrances, le malheur, les jalousies et les violences au sein des couples. C’est pourquoi YHWH lui-même répète à son peuple au moment d’établir sur lui un roi, que celui-ci (en tant qu’exemple pour le peuple) ne devait pas avoir plus d’une épouse, le texte est bien souvent mal traduit en d’autres versions, mais le sens originel est bien celui-ci : Deut. 17 :17 «Il ne prendra point aussi plusieurs femmes, afin que son cœur ne se corrompe point; et il ne s'amassera point beaucoup d'argent, ni beaucoup d'or.» Bible Martin ; Bien que nous voyons dans la Bible que des hommes fidèles comme Abraham, David, Salomon, Jacob, Elkana et bien d’autres ont pris plusieurs femmes pour épouse, cela ne signifie pas que ce soit une attitude correcte, l’esprit de YHWH ne change pas, Il répète encore dans Tite et Timothée qu’un homme sans tache est un homme, mari d’une seule femme : Tite 1:6  “S'il s'y trouve quelqu'un qui soit irrépréhensible, mari d'une seule femme, ayant des enfants fidèles, qui ne soient pas accusés de dissipation, ni d'insubordination.” 1Ti 3:2  Il faut donc que le dirigeant d’Église soit irréprochable, mari d'une seul femme, sobre, modéré, réglé dans sa conduite, hospitalier, capable d’instruire. 

 Puis dans toute l’histoire du temps jusqu’au jour d’aujourd’hui, nous voyons que l’homme s’est complètement corrompu et ne respecte plus l’Éternel ni aucune institution divine, notamment celle du mariage ; ce qui donne lieu aux viols, aux meurtres, à la fornication/prostitution ou l’adultère, à la polygamie, l’homosexualité, la répudiation (acte de délaisser, d’abandonner son conjoint), la séparation ou le divorce, etc.

Dans la Sainte Parole nous voyons que la répudiation ou le divorce n’est pas agréable à YHWH

Deux textes de la loi interdisent explicitement la répudiation dans des circonstances particulières, toutes deux en rapport avec la virginité :        - lorsqu’un homme accuse faussement sa femme d’avoir eu des relations sexuelles avant le mariage (Dt 22.13-19) ; - lorsqu’un homme a épousé la jeune fille non-fiancée qu’il avait contrainte à des relations sexuelles (Dt 22.28-29).

Dans Malachie 2.13-16. On y trouve, au verset 16, la parole divine : “Je hais la répudiation”. À l’arrière-plan de ce verset se trouve la pratique de la répudiation pour cause d’infécondité de la femme. La répudiation pour un tel motif était haïssable aux yeux du Seigneur. Il faut bien comprendre ce que le contexte nous dit :

Abraham a répudié Sarah pour chercher une descendance auprès d’Hagar (Gn 16 :1-4). Le verset 15 y fait allusion. Il faudrait le traduire : “Pas un homme n’a fait cela avec un reste de bon sens. Et pourquoi l’un – Abraham (l’a fait) ? (Parce qu’il) cherchait une descendance de Dieu ! Gardez votre bon sens ! Et qu'aucun ne soit infidèle à la femme de sa jeunesse!”

Quelle est la seule raison possible

de répudiation ou de divorce ?

Le texte de Deutéronome 24.1-4 présente une loi sur le sujet. Analysons les textes de cette loi : 1 Lorsqu'un homme aura pris et épousé une femme qui viendrait à ne pas trouver grâce à ses yeux, parce qu'il a découvert en elle quelque chose de honteux/malséant, il écrira pour elle une lettre de divorce, et, après la lui avoir remise en main, il la renverra de sa maison. 2 Elle sortira de chez lui, s'en ira, et pourra devenir la femme d'un autre homme. 3 Si ce dernier homme la prend en aversion, écrit pour elle une lettre de divorce, et, après la lui avoir remise en main, la renvoie de sa maison; ou bien, si ce dernier homme qui l'a prise pour femme vient à mourir, 4 alors le premier mari qui l'avait renvoyée ne pourra pas la reprendre pour femme après qu'elle a été souillée, car c'est une abomination devant l'Éternel, et tu ne chargeras point de péché le pays que l'Éternel, ton Dieu, te donne pour héritage.

-Le verset 1 établit la raison de la répudiation et l’obligation d’écrire une lettre de rupture en cas de répudiation ou une lettre de divorce.

-Les versets 2-4 déclarent l’impossibilité pour le mari qui a répudié sa femme de la reprendre à lui SI dans l’intervalle elle a été souillée par un autre homme, c’est-à-dire dès qu’elle a connu (eu des relations sexuelles) avec un autre homme qu’elle se soit remariée ou pas, car c’est là une abomination à YHWH.

Choses qui ne sont pas respectées aujourd’hui !

La grande majorité des lecteurs et commentateurs actuels rejettent cette façon de lire Deutéronome 24. Cependant les Écritures sont claires sur le sujet :

La pratique de la répudiation existait lorsqu’un homme trouvait “quelque chose d’inconvenant, de honteux ou de malséant” (selon les versions bibliques) chez sa femme. Le motif de la répudiation semblerait imprécis pour qui ne cherche pas à comprendre: “quelque chose d’inconvenant”. L’expression hébraïque ‘erwât dabar pourrait littéralement se traduire : une affaire de nudité ou la nudité des choses. Le terme ‘erwâh est, presque toujours dans la Bible, utilisé pour désigner les parties sexuelles (par exemple Lv 18.6,7,8,9…). L’expression se référerait donc à une pratique sexuelle immorale, honteuse ou inconvenante. Et en corroborant les Écritures, on sait que les autres lois citées plus haut interdisent expressément la répudiation (voir Dt 22.19,28-29) nous comprenons donc que la répudiation ne pouvait avoir lieu en étant basée sur un motif quelconque et que le motif devait être en relation avec la sexualité.

Matthieu 19 :3-9 et Marc 10 :2-12 racontent, avec quelques différences, le récit d’une conversation entre Yahshua et des pharisiens. Ces derniers l’interpellent sur la question de la répudiation. On est donc en plein dans notre sujet. On admet en général que les pharisiens demandaient à Yahshua de prendre position dans un débat qui agitait le judaïsme à cette époque. S’y opposaient deux écoles rivales correspondant à deux manières d’interpréter le texte de Deutéronome 24, particulièrement l’expression vague : “Quelque chose d’inconvenant” (Dt 24.1). L’école libérale du rabbin Hillel donnait à cette expression un sens très large : on pouvait répudier sa femme pour un motif aussi futile qu’un plat mal cuit ou un dégoût personnel quelconque. Quand les pharisiens, selon le texte de Matthieu, demandent s’il est permis à un homme de répudier sa femme “pour n’importe quel motif”, ils font directement allusion à cette école libérale. En face, il y avait l’école du rabbin Shammaï, beaucoup plus rigoriste, qui pensait que l’adultère était le seul motif valable de divorce. Yahshua va-t-il prendre position dans ce débat ? Quelle est sa position à lui, le Seigneur ?

* Le mariage d’abord, la permission du divorce ensuite

Remarquons que Yahshua notamment selon le récit de Matthieu renvoie les pharisiens aux ordonnances de la Création sur le mariage (Mt 19.4-6). Dans le récit de Marc, il répond directement par une question : “Que vous a commandé Moïse ?” Il est ici très clair que Yahshua voulait amener les pharisiens sur la pensée de tous les commandements de Moïse se référant au sujet, aussi bien ceux interdisant explicitement le divorce et ainsi, par ricochet, vers les ordonnances de la Création autant que vers Deutéronome 24 qui est un commandement permissif sur le divorce. On peut penser ici qu’étant donné que les pharisiens étaient venus pour éprouver Yahshua, Yahshua lui-même a voulu les éprouver à son tour par cette question pour connaître quelle était leur pensée sur le sujet. Il est certain en tout cas, selon le récit de Matthieu, que c’est bien au mariage que Yahshua a pensé en premier. On peut donc penser que c’est vers le mariage, et tout le sérieux qu’il faut attacher aux ordonnances divines, qu’il espérait aussi orienter les pharisiens selon le récit de Marc.

Cette première réaction de Yahshua est déjà pleine d’enseignement. Alors que la tendance actuelle, tout comme celle des pharisiens en cas de difficulté conjugale conduit à penser d’abord “divorce”, l’attitude de Yahshua est, pour le chrétien un rappel important : elle invite à penser d’abord “mariage”. C’est lui qu’il faut valoriser, c’est lui qu’il faut tenter de sauver. L’ordonnance de la Création prime donc et est à considérer avant la permission mosaïque du divorce.

Ce récit rappelle clairement que la Torah ne contient pas de commandement établit depuis le commencement sur le divorce, mais seulement une permission ou une loi permissive qui est venue par la suite à cause de la dureté du cœur humain. En permettant, le Seigneur accorde, il valide la possibilité du divorce. Le divorce est la conséquence d'un cœur endurci envers Dieu, Yahshua aborde franchement cette question fondamentale: la cause du divorce est la dureté du cœur. Derrière chaque mariage brisé, il y a un cœur endurci contre Dieu, puis endurci contre le conjoint. Dès le début, l'intention de Dieu concernant le mariage était que le mariage soit pour la vie. Si la parole du Seigneur invite à tout faire pour tenter de sauver un mariage en difficulté, elle admet aussi l’existence de cas limites, de cas où le Seigneur lui-même valide la possibilité de la séparation. Une telle permission, validée par le Seigneur, doit être prise comme une porte ouverte, une vraie possibilité offerte pour se reconstruire en dehors du cadre destructeur d’un mariage devenu toxique. La loi de Moïse peut être considérée comme une concession à la faiblesse humaine et n'a pas été conçue pour faciliter le divorce; elle constituait plutôt une restriction à la coutume du divorce facile, offrant une certaine protection aux femmes. Toute la question est de savoir à quelle situation s’applique cette permission.

* La fameuse clause d’exception

Ceci nous conduit à examiner la fameuse clause d’exception de Matthieu

19.9 (cf. déjà Mt 5.32) : “Je vous dis que quiconque renvoie sa femme, sauf pour inconduite sexuelle/infidélité (pornéia), et en épouse une autre est adultère”. Ici se cristallise le débat. À la différence près de la clause d’exception et de l’expression “envers elle/à son égard”, la phrase est strictement identique en Marc 10.11. En Luc 16.18, en dépit de termes différents, le sens est le même. Matthieu est donc le seul à contenir cette clause dite d’exception. Nous ne croyons pas qu’il s’agit d’un ajout de la part de Matthieu.

Que désigne exactement le mot pornéia ? Dans les textes bibliques ce mot regroupe plusieurs cas de figure possibles:

La définition exacte telle que nous la retrouvons dans le dictionnaire Strong’s est la suivante : G4203 Pornéia= Prostitution (incluant l’adultère et l’inceste) ; figurativement idolâtrie : fornication.

•      La Prostitution. Le terme grec pour désigner la prostituée est porné. Voir Matthieu 21 :31-32 ; Luc 15 :30 ; 1 Corinthiens 6 :13-18. C’est aussi dans ce sens qu’il est utilisé métaphoriquement (Apoc. 17 :1,2 ; 19 :2). La racine désigne le fait de se prostituer (la prostituée est appelée la porné), mais aussi le fait de s’unir à une prostituée. Et cela inclut donc :

- Les Relations sexuelles incestueuses. Le terme désigne quelquefois des unions interdites par la loi juive en raison d’un degré de consanguinité trop étroit (Lév. 18.1-18).

- L’Adultère. On le trouve dans la LXX, en Nombres 5.20 ou en Jérémie 3.9. Le grec a un autre mot plus spécifique pour désigner l’adultère : moicheia. Ce mot spécifique apparaît d’ailleurs dans le contexte de la clause d’exception (Mt 5.27-32 et 19.9) ce qui conduit à penser que les deux termes sont en relation. Yahshua se rapproche ainsi de la position de Shammaï qui considèrait l’adultère comme le seul motif légitime de divorce. Ce mot est employé exclusivement pour des personnes mariées. L’adultère est défini par le fait que l’un des deux conjoints viole le serment de fidélité conjugale pour assouvir son avidité sexuelle ailleurs.

- La Fornication. C’est le fait d’assouvir le plaisir sexuel que l’on soit marié ou non. En terme général il désigne un acte d’infidélité (soit par attouchement ou relation sexuelle) envers son conjoint (donc après le mariage) ou son fiancé (avant le mariage) et n’oublions pas envers YHWH car qu’il y ait fiancé ou pas la morale veut qu’une demoiselle ou un jeune homme préserve sa virginité jusqu’à son mariage, le cas contraire, à vie, par chasteté [1Cor.7 :25,26], par conséquent,  la fornication est la jouissance sexuelle qui transgresse la morale, le droit civil, la fidélité conjugale, la pudeur et les religions. Le terme s’emploie aussi dans le sens d’un inceste ; c’est le sens en 1 Corinthiens 5 :1. L’inceste est à considérer aussi dans les textes d’Actes 15 :20 et 21 :25.

L’expression « pornéia » traduite en français par « Inconduite sexuelle » évoque donc toute forme d’infidélité : la fornication, l’adultère, l’inceste ou la prostitution, bien sûr, mais pas uniquement. Plus largement, tout comportement qui ne correspond pas à un usage de la sexualité conforme à la volonté divine tout comme l’homosexualité ou le lesbianisme, la pornographie, l’exhibitionnisme.... Dans la pensée de Dieu, la sexualité est un geste d’amour accompli dans le cadre du mariage ; elle suppose la fidélité et le respect du conjoint. Tout ce qui sort de ce cadre peut être qualifié de pornéia, de même en Deutéronome 22.21, les relations sexuelles avant le mariage sont désignées, dans la Septante, avec le verbe porneuô. Nous lisons:

Deut. 22:20,21  Mais si le fait est vrai, si la jeune femme ne s'est point trouvée vierge, on fera sortir la jeune femme à l'entrée de la maison de son père; elle sera lapidée par les gens de la ville, et elle mourra, parce qu'elle a commis une infamie en Israël, en se prostituant dans la maison de son père. Tu ôteras ainsi le mal du milieu de toi. 

Yahshua énonce donc le terme PORNÉIA qui définit avec précision les motifs permettant le divorce et cela est significatif. Pour Yahshua il ne s’agissait pas de traiter ce sujet à la légère, il fallait comme le faisait l’école de Shammaï, définir de façon précise les conditions de possibilité d’un divorce selon la compréhension qu'ils avaient de Deutéronome 24. Par conséquent nous comprenons que l'expression "erwât dabar" de Deutéronome 24, traduite en français "quelque chose d'inconvenant" mais qui mot à mot veut dire "une affaire de nudité" est expliquée par Yahshua comme PORNÉIA. Pour lui le mariage est une institution divine et en aucun cas il ne voulait en relativiser l’importance. En cas de difficulté, il faut tout faire pour le sauver : “Que l’homme ne sépare pas ce que Dieu a uni”. (Marc 10:9 et Mat. 19:6)

Yahshua ne cherche pas non plus à banaliser le divorce comme l’école d’Hillel. La formulation de la phrase qui contient la clause le démontre ; en toute rigueur Yahshua ne permet pas le divorce, il l’interdit, sauf dans certains cas… Il fait preuve de la plus grande prudence car un divorce infondé fait courir le risque du péché d’adultère.

D’ailleurs nous le voyons en Matthieu 5.31-32: “Il a aussi été dit : Quiconque répudie sa femme doit lui donner un certificat de rupture/une lettre de divorce. Mais moi je vous dis que toute personne répudiant sa femme, excepté pour cause d’inconduite sexuelle, l’expose à être adultère et quiconque épouse une répudiée est adultère”. En regardant de près, on se rend compte que la préoccupation essentielle de cette déclaration c’est de mettre en évidence deux situations d’adultère :

·         Celui qui répudie sa femme, sauf pour inconduite, l’expose à devenir adultère ;

·         Celui qui épouse une répudiée (sous-entendu : sauf celle qui a été répudiée pour inconduite sexuelle) est adultère.

Cette compréhension des textes est très importante car beaucoup s’y trompent. L’adultère n’est pas celui qui après avoir été répudié pour cause d’infidélité épouse quelqu’un d’autre, NON, le texte ne dit pas cela mais tout le contraire !

Nous voyons aussi en Matthieu 19:10 une preuve du fait que l’on ne pouvait répudier son conjoint pour n’importe quel motif sinon uniquement pour cause de « pornéia » car les disciples disent, « Si telle est la condition de l'homme uni à la femme, il ne convient pas de se marier » indiquant ainsi (À LEUR POINT DE VUE) qu’il n’est pas convenable de se marier s’il n’est pas possible d’échapper ou de se détacher d’un “mauvais mariage” sauf pour raison d’infidélité.

C’est pourquoi la Bible nous prévient par avance quant à nos choix de vie et nous met en garde contre les mauvaises décisions. Nous en avons certains exemples comme suit :

Les livres d’Esdras (9-10) et de Néhémie (13 :23) racontent comment, après le retour de l’exil, des Judéens mariés à des femmes étrangères furent dans l’obligation de les répudier. Le peuple craignait qu’avec ces mariages, le schéma qui avait conduit à l’exil babylonien risquait de se reproduire (cf. Esd 9 :13 ; Néh 13.26), les Israélites pouvaient facilement retomber dans l’idolâtrie. C’est pour éviter de revivre le traumatisme de l’exil que ces mesures exceptionnelles furent prises. Mais la Sainte Parole nous livre cet avertissement afin de comprendre que sa volonté ne change pas : les croyants doivent faire attention lorsqu'ils choisissent un partenaire ou une partenaire de vie.

2Co 6: 14 : Ne vous mettez pas sous un joug mal assorti avec les incrédules; car quelle participation y a-t-il entre la justice et l'iniquité? ou quelle communion entre la lumière et les ténèbres? 

Malgré cela, aucun mariage n'est totalement exempt des difficultés qui pourraient conduire au divorce si le mari ou la femme succombaient à leurs inclinations naturelles ; mais prenons bien en compte qu’en obéissant à ce commandement YHWH bénit, protège et préserve autant que possible le couple qui lui est fidèle.

Malgré les textes de Deutéronome 24 et ceux de Matthieu que nous venons d’étudier qui sont très clairs quant à la possibilité que nous donne les Écritures de pouvoir divorcer en cas d’infidélité de la part du conjoint, de nombreuses personnes continuent de croire que le mariage est indissoluble et considèrent donc le remariage comme un péché d’adultère :

QU’EN EST-IL VRAIMENT DU REMARIAGE ?

Le divorce que la Bible permet en certaines circonstances ouvre-t-il droit au remariage ? Le mariage serait-il indissoluble parce que l’homme ne pourrait pas séparer ce que Dieu a uni ? La question est importante. Car si le divorce ne dissolvait pas le lien du mariage, il s’ensuivrait que les personnes divorcées et remariées seraient en situation d’adultère. C’est précisément le risque que Yahshua veut éviter dans le texte du sermon sur la montagne. Peut-on bibliquement affirmer la possibilité du remariage pour les personnes dont la Bible reconnaît la validité du divorce ? Oui.
Le texte de Deutéronome 24.1-4 mentionne non seulement la pratique de la répudiation ou du divorce, mais aussi celle du remariage. En effet, la seule chose qu’il interdise, c’est un remariage particulier : une personne répudiée, remariée et à nouveau répudiée ne peut pas revenir vers son premier mari. Dans ce texte, la loi mosaïque traite au même plan la répudiation et le premier remariage. C’est seulement le retour vers le premier mari qui est qualifié de to‘ebâh (abomination), pas le premier remariage.

On a vu que Yahshua approuvait la permission mosaïque du divorce en cas d’inconduite sexuelle. Approuve-t-il aussi la possibilité du remariage ? Le texte de Matthieu 19 :9 est assez explicatif- Yahshua admet la possibilité de remariage en cas d’inconduite sexuelle :

“Quiconque répudie sa femme, NON pour cause de fornication, et en épouse une autre commet un adultère et quiconque épouse une femme répudiée, commet un adultère”.

·                      La pensée biblique de l’adultère suppose une relation sexuelle hors du cadre du mariage et hors de la clause d’exception. Le problème avec ceux qui pensent que se remarier est un adultère est qu’ils ne considèrent pas bien les paroles de Yahshua qui nous disent en somme que de commettre « pornéia » défait les liens du mariage car c’est le seul cas où il dit qu’il n’y a PAS adultère; l’idée est véhiculée à travers les mots SAUF ou NON. Qu’ils lisent de plus près car ce n’est pas nous qui l’inventons. La Bible ne peut pas être plus claire. De plus, si Yahshua avait voulu évoquer l’impossibilité du remariage, il l’aurait fait savoir depuis Deutéronome 24 ou alors il aurait pu le mentionner ici comme suit : “Celui qui répudie sa femme, sauf en cas de pornéia, et celui qui se remarie sont adultères”. Ou bien alors, comme en Matthieu 5 :32, il aurait dû répéter à chaque fois le résultat : “Celui qui répudie sa femme – sauf en cas de pornéia – commet l’adultère et celui qui se remarie commet l’adultère”. Mais nous pouvons lire dans sa réponse en Mat. 19 :9 que Yahshua parle du remariage lorsqu’il dit « en épouse une autre », il s’agit de la même chose, se remarier c’est épouser un/une autre! Et il l’approuve même s’il y a eu pornéia; en langage du 21e siècle il nous dit: “attention, si on divorce pour un motif futile, on commet l’adultère en se remariant ; mais si tu te remaries parce qu’on t’a été infidèle tu n’as pas péché!”

La parole de Yahshua : “Que l’homme ne sépare pas ce que Dieu a uni” est souvent invoquée pour affirmer que la répudiation dont parle la Bible ne rompt pas le lien conjugal. Mais il nous faut remarquer que Yahshua n’a pas dit : “L’homme ne peut pas séparer ce que Dieu a uni” mais “Que l’homme ne sépare pas…”. C’est très différent. C’est-à-dire que l’homme, en fait, peut séparer ce que Dieu a uni et c’est pourquoi le verset l’appelle à ne pas le faire car en principe, il ne doit pas le faire. Mais si la séparation a lieu pour cause d’inconduite sexuelle alors le remariage sera possible pour la partie affectée sans que cela lui soit compté comme un adultère ; car de toute façon celui qui a commis l’infidélité est déjà adultère, qu’il se remarie ou pas. (1Cor 6 :16/Marc 10 :11 et Luc 16 :18).

 

Les textes de L’APÔTRE PAUL dont les âmes mal affermies tordent le sens

C’est dans 1 Corinthiens 7.10-16 que l’on trouve les paroles principales de l’apôtre concernant le divorce et le remariage. De prime abord, lorsqu’on lit ces versets, particulièrement les versets 10-11, on pourrait se dire que la cause est entendue. L’apôtre serait en faveur du mariage plutôt que du divorce : “Que la femme ne se sépare pas de son mari… et que le mari n’abandonne pas sa femme” ce qui est tout à fait compréhensible jusque-là mais les gens vont trop loin lorsqu’ils pensent que le mariage serait indissoluble, de la manière la plus absolue, tant que l’un des conjoints est vivant ; seule la mort est susceptible de libérer de ce lien (cf. Rom 7.2-3 et 1 Co 7.39).
Cette compréhension des textes de Paul est encore assez répandue malheureusement. Mais, si on l’adopte, on doit se demander : Comment l’apôtre a-t-il reçu la clause d’exception formulée par Yahshua? Ne la connaissait-il pas, lui qui prétend parler au nom du Seigneur? Étaient-ils en désaccord ?

Rappel de la règle de base : Ne pas se séparer

S’adressant aux couples dont les deux conjoints sont chrétiens, en verset
10-11, son injonction est sans appel : “Que la femme ne se sépare pas de son mari… et que le mari n’abandonne pas sa femme”. Et pour lui donner tout le poids qu’il faut, il affirme qu’il s’appuie sur l’enseignement du Seigneur lui-même, il s’agit du même ordre que le Seigneur a donné lorsqu’Il a dit : “Que l’homme ne sépare pas ce que Dieu a uni” (Mt 19:6 et Marc 10:9). Mais il ne faut pas entendre dans ce verset plus que ce qu’il dit. L’apôtre Paul, se faisant l’écho de l’enseignement du Seigneur ne traite pas ici la question de l’inconduite sexuelle.
Que faire lorsque la séparation a déjà eu lieu ? Notons que Paul s’adresse maintenant au conjoint qui a décidé de se séparer, ici, en l’occurrence, la femme. Deux possibilités s’offrent à elle : soit elle demeure non mariée (en grec agamos ; ce qui implique qu’elle ne se remarie pas), soit elle se réconcilie avec son mari. Il est à penser ici qu’il s’agit d’une séparation pour un autre motif que pornéia car les Écritures sont en harmonie, selon Deut. 24 :2-4 ne l’oublions pas une fois que le conjoint a été souillé par une relation avec une autre personne il est IMPOSSIBLE qu’il y ait réconciliation sans que cela ne soit en ABOMINATION pour l’Éternel. Jérémie 3 :1 nous le dit aussi «Il dit: Lorsqu'un homme répudie sa femme, Qu'elle le quitte et devient la femme d'un autre, Cet homme retournera-t-il encore vers elle? Le pays même ne serait-il pas souillé? Et toi, tu t'es prostituée à de nombreux amants, Et tu reviendrais à moi! dit l'Eternel.» Et Nous voyons bien que la séparation pour une autre cause que pornéia en 1Cor 7 :11 n’autorise pas le remariage.

Dans les versets 12 à 16 l’apôtre étend son enseignement à un cas particulier : celui des couples mixtes (lorsqu’un des deux conjoints n’est pas chrétien). Le croyant n’a pas pourquoi se séparer. Celui qui habite la vie du conjoint croyant est plus fort que celle/celui qui habite la vie du non-converti. Certes ce n’est pas la garantie que ce dernier se convertira (cf. v.16), mais c’est la garantie que le conjoint croyant, au minimum, n’a rien à craindre pour sa propre foi s’il demeure attaché au Seigneur, et même que la puissance de sa foi pourra influencer de manière positive la vie du couple et de toute la famille.

Au verset 15, l’apôtre examine un dernier aspect de cette question. Que faire si c’est le non-croyant qui décide de se séparer ? La réponse de l’apôtre peut surprendre, compte tenu de tout ce qu’il vient de dire juste avant : “Qu’il se sépare. Le frère ou la sœur n’est pas lié en pareil cas”. Ici l’apôtre admet la possibilité de la séparation par respect de la décision du non-croyant.
On remarque que Paul motive cette exception par la nécessité de la paix (7:15) : “pour vivre en paix, le chrétien doit renoncer à s’accrocher à son conjoint quand celui-ci veut partir, parce que cela ferait de leur union une vie de tensions, de frustrations et de conflits incessants, c'est-à-dire une absence de paix”. L’apôtre savait très bien qu’un non-converti qui ne voulait pas vivre avec un conjoint chrétien ne se sentirait guère concerné par ses enseignements sur la vie du couple, notamment la nécessité de l’amour, du respect et du service mutuels. Il fait preuve de réalisme. Il est conscient que “Dieu ne veut pas enfermer le croyant dans des situations impossibles”.
Mais une question demeure. La séparation dont parle Paul ici équivaut- elle à un vrai divorce ? L’apôtre n’envisagerait qu’une simple séparation de corps. Cette séparation dont il est question ne remet pas en cause le lien du mariage et donc empêche tout remariage. Et pour cause, nous avons déjà vu que le seul motif de divorce est « pornéia » et de plus ici:

·         D’abord le verbe employé : chorizô : au passif il signifie : “se séparer”. Paul l’utilise déjà aux versets 10-11 pour interdire la séparation pour motif quelconque (v.10) et pour interdire le remariage après séparation (v.11). Si la séparation impliquait un divorce à part entière ou en bonne et due forme, il n’y aurait aucun problème à considérer le remariage, cependant nous voyons clairement que la séparation n’autorise pas le remariage contrairement au divorce. On peut donc se dire que c’est aussi être le cas au verset 15. La séparation dans ce verset n’autorise pas le remariage.

·         À cela on peut ajouter que Yahshua utilise ce même mot « chorizô » dans la formule : “Que l’homme ne sépare pas ce que Dieu a uni” (Mt 19 :6 et Mc 10 :9).

 

Enfin il faut faire très attention à l’affirmation que “le frère ou la sœur n’est pas lié” (7:15). Car avec cette expression certains enseignent que lorsque le non-croyant se sépare de son conjoint croyant ce dernier est libre de se remarier à cause de la désertion, ce qui est faux. Ils expliquent la similitude entre les verbes, cependant ils n’ont pas la même connotation : l’apôtre affirme qu’une femme est liée à son mari tant qu’il vit. Quand il meurt elle est libre de se remarier car elle n’est plus liée (Rm 7:2-3 ; 1 Co 7:39). Notez bien que Paul n’utilise pas le même verbe en 1 Corinthiens 7:15. Dans les deux versets cités précédemment il utilise le verbe déô. Dans 1 Corinthiens 7:15 il utilise le verbe douloô (qui ne veut pas dire être lié mais assujettit). Selon 1 Corinthiens 7:39 et Romains 7:3, le contraire de déô (être lié) c’est éleutéros (être libre). Or éleutéros est aussi le contraire de douloô en Galates 5:1 (cf Ga 4:3 et 2 Pierre 2:19). « Ceci laisse entendre que les deux verbes sont synonymes » selon leur explication. Toutefois, l’un indique le fait d’être délié des liens du mariage, l’autre le fait de ne plus être assujettit, soumit au conjoint, ce qui est très différent. La traduction française est celle qui sème la confusion ; nous devrions lire en 1 Cor. 7:15 « le frère ou la sœur ne sont pas asservis (DB)/assujettis (OB)» car malgré la séparation, d’où le fait qu’il n’y a plus lieu d’y avoir soumission, le frère ou la sœur est toujours lié par les liens du mariage. De plus, en examinant de plus près ce texte nous nous rendons compte qu’il serait impossible de considérer que les couples mixtes (un croyant avec un non-croyant) pourraient être déliés des liens du mariage pour cause de désertion (séparation prolongée) et pas les couples ordinaires ni les couples où les 2 conjoints sont chrétiens (v.11), YHWH ferait acception de personnes car il interdirait aux uns de se remarier et pas aux autres! Ce qui n’est pas biblique, la Parole nous dit que YHWH est un Élohim juste qui ne fait pas acception de personnes. (2Chr.19:7)

 

En conclusion,

l’institution divine du mariage a été donnée à l’homme pour son bonheur et sa félicité sur terre, seulement à cause du péché le mariage est parfois un joug lourd à porter et c’est pourquoi en réponse aux disciples « il n’est pas avantageux/il ne convient pas de se marier » Yahshua a dit : « Tous ne comprennent pas cette parole, mais seulement ceux à qui cela est donné» car tous n’ont pas le don de continence. (Mat.19:10,11/1Cor.7:7-9) Le dessein de YHWH pour un couple est que son mariage soit permanent malgré les difficultés. Le diable exagérera les échecs, les insuffisances et les défauts des époux, il sèmera la suspicion et la jalousie, provoquera le dégoût et l’apitoiement sur son sort, insistera pour vous faire croire que vous méritez mieux et vous fera la promesse trompeuse que les choses iront mieux avec quelqu'un d'autre. Mais écoutez les paroles de Yahshua et souvenez-vous-en: YHWH peut changer les cœurs et lui enlever toute sa dureté, si seulement nous le lui permettons. Sauvez un mariage tant que possible avant de penser divorce car les conséquences en sont désastreuses. Si une PORNÉIA (infidélité/adultère/inconduite sexuelle…) a eu lieu dans votre mariage, vous êtes libre de vous séparer et de vous remarier, certes le PARDON existe EN CAS DE REPENTANCE du fautif mais s’il y a récidive, ne souffrez pas cet affront en silence, YHWH a permis le divorce pour ces cas-là.

 

HASHEM VOUS BÉNISSE

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